Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 23:18

Par Andreas von Bubnoff .

Octobre 2005

Début de controverse éclairant sur la manipulation de la grippe H1N1 de 1918 au pays des labos.

 

 

Source papier : « The 1918 flu virus is resurrected », Nature (www.nature.com), Vol. 437, numéro n°7060, 6 octobre 2005, Londres, pp.794-795.

 

 

Le fait d'avoir recréé une des maladies les plus mortelles qui ait été connue pourrait nous aider à prévenir une autre pandémie. A moins, affirment les critiques, que cela n’en déclenche une. Andreas von Bubnoff enquête pour savoir si les bénéfices l'emportent sur les risques.

 

(image trouvée rapidement sur internet et non liée à l'article)


On estime qu'elle a tué 50 millions de personnes, et pourtant des scientifiques l'ont ramené à la vie. Dans ce numéro de Nature, des scientifiques publient une analyse de la séquence complète du génome du virus de la grippe humaine de 1918. Et dans le numéro de Science de cette semaine, des chercheurs décrivent comment ils ont utilisé cette séquence pour recréer le virus et étudier ses effets sur des souris.

Certains scientifiques ont déjà salué ce travail en raison des éclaircissements sans précédents qui ont ainsi été donnés sur le virus. Cerner la façon dont il est apparu  et pourquoi il a été si mortel pourrait, selon eux, aider les experts à localiser la prochaine souche du virus et à élaborer les médicaments et les vaccins appropriés à temps.

Mais d'autres ont exprimé des inquiétudes sur les dangers, tout simplement trop grands selon eux,  de ressusciter le virus. Un expert en sécurité biologique a dit à Nature que le risque était trop élevé et quasi certain que la souche recréée puisse s'échapper. Et la publication de l'ensemble de la séquence du génome donne à n'importe quelle nation voyoue ou à n'importe quel groupe bio-terroriste toute l'information dont ils ont besoin pour créer leur propre version du virus.

Le principal auteur de l'étude de séquençage est Jeffery Tautenberger, de l'Institut de Pathologie des Forces Armées à Rockville, dans le Maryland. Il dit que ce travail était nécessaire et que les risques étaient faibles. L'article en page 889 donne les détails des trois derniers gènes ; les séquences des autres gènes ont déjà été publiées.

  La série au complet est une forte indication que le virus de la grippe de 1918 était entièrement issu d'un ancêtre qui, à l’origine, avait infecté des oiseaux. Par contraste, les virus qui ont causé les pandémies de grippe de 1957 et 1968 sont apparus quand des virus de grippe humains et aviaires ont infecté une même personne à un même moment, permettant ainsi à leurs gènes de se mélanger.

Chacun des huit segments du génome du virus de 1918 diffère considérablement d’autres séquences de grippe humaine, ce qui suggère qu'aucune partie du génome ne venait d’une souche qui avait auparavant infecté des humains. « Parmi tous les virus qui ont touché des mammifères, c’est celui qui ressemble le plus à un oiseau », a dit Taubenberger.

Mettre le doigt précisément sur la mutation génétique qui a permis au virus de sauter chez les humains permettra aux scientifiques de reconnaître d'autres virus d'oiseaux risquant de déclencher une pandémie.  L'équipe de Taubenberger a déjà identifié 25 changements dans les séquences de protéines de la souche de 1918 qui étaient présents dans des virus ultérieurs de la grippe humaine. Selon lui, ces mutations sont susceptibles d'être particulièrement importantes. Un de ces changements détecté le gène polymérase PB2, a été trouvé dans le virus isolé à partir de l'unique victime humaine d'une poussée de grippe aviaire H7N7 dans les Pays-Bas en 2003.

 

[Photo de malades sur des civières à côté de tentes]

Des cures d' « air frais » étaient utilisées pour combattre la grippe de 1918, mais reconstruire le virus pourrait mener à des traitements plus efficaces. 

 

Dans l'article de Science (T.M. Tumpey et al. 310,  77-80; 2005), Terrence Tumpey et ses collègues aux Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) à Atlanta en Géorgie, ont utilisé la séquence de Taubenberger pour recréer la totalité du virus de 1918 (voir le graphique).

 

 

LA MANIERE DONT A ETE RECREE LE VIRUS [NdT : manquent les illustrations du graphique]

1

On a une victime de la grippe congelée depuis 1918 dans le permafrost en Alaska.

2

Des fragments d'ARN (acide ribonucléique) sont retrouvés dans des échantillons de tissus pulmonaires, convertis en ADN et séquencés.

3

Les séquences qui se chevauchent sont rassemblées pour donner la séquence entière du génome. Une version d'ADN est synthétisée dans le laboratoire.

4

L'ADN est injecté dans des cellules de rein humain, lequel produit des dizaines de particules virales.

5

Le virus est isolé des cellules et utilisé pour infecter les souris. Elles meurent toutes au bout de 6 jours.

 

 

Quand ils utilisèrent la souche pour infecter les souris, ils découvrirent qu'elle était extrêmement virulente, et qu'après 4 jours, elle avait engendré 39 000 fois plus de particules virales dans les poumons des animaux qu'une souche de grippe moderne (voir « Quel est le degré de virulence de la grippe de 1918 ? »). « Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si mortelle », affirme Tumpey.

 

Quel est le degré de virulence de la grippe de 1918 ?

 

Un jour après l'infection, les cellules de poumons humains libèrent 50 fois plus de particules de virus de la grippe de 1918 qu'après exposition à une souche contemporaine connue sous le nom de virus du Texas.

Deux jours après infection par le virus de 1918 les souris perdent 13% de leur poids, au lieu d'une simple perte passagère après infection par la souche du Texas.

4 jours après l'infection par la grippe de 1918, on trouve 39 000 fois plus de particules virales dans les tissus de souris que pour celles qui ont été exposées au virus du Texas.

Six jours après l'infection par la grippe de 1918, toutes les souris sont mortes, alors qu'aucune n'est morte des suites de la souche du Texas. [NdT : quid des hommes ? A quel point sont-ils plus immunisés qu’en 1918 sous l’effet des dérivés ultérieurs du virus, à suivre l’argument de Tumpey ici bas ?]

 

 

Les chercheurs ont comparé la totalité du virus de 1918 avec les souches dans lesquelles certains gènes avaient été remplacés par ceux de souches contemporaines. Ils découvrirent qu'en remplaçant le gène de l'hémagglutinine, qui aide le virus à rentrer dans les cellules, celui-ci devenait incapable de tuer les souris. Et en remplaçant l'ensemble des trois gènes de la polymérase, qui permet au virus de se reproduire, cela diminuait considérablement sa virulence. Selon Tumpey, le gène de l'hémagglutinine est essentiel. « Mais aucun changement unique ni aucun gène ne constitue la réponse », ajoute Taubenberger. « C'est l'effet d'une combinaison ».

De futures recherches impliqueront de tester des virus reconstruits avec ou sans certaines mutations, pour voir lesquelles sont les plus importantes pour la virulence. On espère que les données de ce type d'études seront utiles à la création d'un vaccin ou d'un médicament, mais jusqu'à présent le travail consiste d’abord à obtenir une compréhension de base du virus plutôt qu’à obtenir des bénéfices sanitaires immédiats.

Ces études ont été louées comme absolument majeures. « Cela fait date », affirme Eddie Holmes, un virologue de l'université d'Etat de Pennsylvanie à University Park. « Non seulement c'est la première fois que cela a été fait pour le moindre pathogène ancien, mais il est question ici de l'agent de la plus importante maladie pandémique de l'histoire humaine ».

L'équipe a obtenu sa permission de travailler de la dirigeante du CDC Julie Gerberding et d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut National des Allergies et Maladies Infectieuses, basé à Bethesda, Maryland.

 

Mais les travaux ont suscité des craintes parmi d'autres chercheurs. « Il y a très certainement des raisons d'être préoccupés » a dit Richard Ebright, un bactériologiste de l'Université de Rutgers à Piscataway, New Jersey, qui travaille dans des commissions pour la sécurité biologique. « Tumpey et les autres ont construit et fourni les procédures pour que d'autres construisent un virus qui représente peut-être l'agent d'armement biologique le plus efficace qui est connu jusqu’à présent ».

« S'il s'échappait, ce serait extrêmement dangereux, et l'histoire est riche en cas de choses qui s'échappent », affirme Barbara Hatch Rosenberg, une biologiste moléculaire membre du groupe travaillant sur les Armes Biologiques à la Fédération des Scientifiques Américains. « Quel avantage y a-t-il qui soit si supérieur à ce risque ? ».

Ebright admet qu'il existe un risque important, « presque inévitable », qu'un virus soit libéré par accident parmi la population humaine, ou qu'il y ait vol par un « employé de laboratoire mécontent, dérangé ou extrémiste ». Et le danger existe qu'un pays hostile puisse reconstruire sa propre version du virus, dit-il, soulignant que le moindre de ces scénarios pourrait engendrer un nombre considérable de victimes.           

Ebright estime aussi qu'on n'aurait pas dû utiliser, en terme de sûreté biologique, un laboratoire de niveau 3 amélioré. Dans la mesure où ils allaient faire ce travail, les chercheurs auraient dû utiliser le niveau 4, la condition la plus stricte pour la sûreté biologique, dit-il. Les expérimentateurs doivent alors porter des combinaisons complètes sur tout le corps. En 2003, fait-il remarquer, un virus SARS s'était échappé accidentellement d'un laboratoire de niveau 3 à Singapour, et en 2004, deux autres fuites avaient eu lieu dans des laboratoires de ce type à Pékin.

Tumpey contrecarre cet argument en affirmant qu'un niveau 3 accru – qui exige des respirateurs et des habits sur la partie supérieure du corps – est suffisamment sûr. Il dit que les employés mécontents ne sont pas non plus une source de préoccupation, parce qu'il est le seul à travailler avec le virus. Les quelques chercheurs qui ont accès au laboratoire ont droit à des enquêtes étendues sur leur passé, et des scans de la rétine  et des empreintes digitales sont utilisés pour empêcher tout entrée non autorisée dans le laboratoire.

Il ajoute que même si le virus s'échappait, il n'aurait pas les mêmes conséquences que la pandémie de 1918. La plupart des gens sont en partie immunisés contre le virus de 1918 parce que des virus humains de la grippe ultérieurs en sont en partie des dérivés. Et, chez les souris, des vaccins et des médicaments courants contre la grippe sont au moins partiellement efficaces contre une infection à des virus reconstruits qui contiennent des gènes de la grippe de 1918.

 

Publier et être maudit ?

 

L'autre menace potentielle provient de la disponibilité de la séquence complète du génome, telle que mise dans la base de données GenBank – une condition à la publication de cette étude. Tout le monde peut demander à ce que de l'ADN soit réalisé en une séquence spécifique, relève Jonathan Tucker, un analyste politique au Center for Nonproliferation Studies à Washington DC. Pour l'instant, il n'y a pas de contrôles du gouvernement sur les séquences qui peuvent être utilisées, affirme Tucker, alors que des firmes de synthèse de l'ADN surveillent maintenant leurs commandes  pour des séquences pathogéniques. Si quelqu'un veut reconstruire le virus, dit Taubenberger, « la technologie est disponible ».

Philip Campbell, rédacteur en chef de Nature, dit que bien qu'il n'ait pas demandé conseil pour savoir s'il devait ou non publier ce travail, il l'a déjà fait pour de précédents articles sur des génomes pathogènes et la virulence de la grippe. Il dit que les bénéfices l'emportent clairement sur les risques. Donald Kennedy, le rédacteur en chef de Science, est d'accord à propos des mérites de cette publication. « Je pense que nous allons devoir compter sur ce type de savoir », a-t-il dit.

Le Bureau de conseil scientifique national pour la sécurité biologique (NSABB) a abouti à la même conclusion au sujet des deux études, après en avoir appelé à une réunion d'urgence la semaine dernière afin d'évaluer les risques. Mais, inquiet à propos des craintes du public, il demanda aux auteurs des deux études d'ajouter aux manuscrits un passage établissant que leur travail  était important pour la santé publique et avait été mené en toute sécurité.

Campbell dit qu'il s'inquiète de voir bientôt les agences gouvernementales se mettre à vouloir être impliquées dans le processus de publication. « Nous sommes heureux de coopérer avec le NSABB afin de considérer les principes par lesquels la double utilisation des résultats peut être publiée de manière responsable », dit-il. « Mais les bureaucraties de gouvernement et les commissions pourraient faire pression pour éviter des risques perçus, et ce potentiellement au détriment des bénéfices pour la sécurité du public ».

Taubenberger admet qu'il ne peut y avoir de garantie absolue de sûreté. « Nous sommes conscients que toutes les avancées technologiques peuvent être mal utilisées », dit-il. « Mais ce que nous essayons de comprendre c'est ce qui s'est passé dans la nature et comment empêcher une autre pandémie. Dans ce cas-là, c'est la nature qui est le terroriste biologique ».    

 

 

      

      

 

 

   

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sacha - Publié dans : Santé
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 15:06

 

 

Source: Foreign Policy Journal

Article original publié le 20 avril 2009

Intervieweur :  Kourosh ZIABARI

 

Ce n’est pas la peine d’introduire Noam Chomsky par une note. Il est sans conteste l’analyste et le conférencier en sociologie politique le plus important de la période contemporaine. Comme l’écrit le Guardian, « il fait partie des dix sources les plus citées dans le domaine des lettres aux côtés de Marx, de Shakespeare et de la Bible, et il est le seul parmi ces auteurs à être encore vivant ».

Aux Nations Unies, le président vénézuélien Hugo Chavez a évoqué Hegemony or Survival de Chomsky en ces termes : « J’aimerais inviter très respectueusement ceux d’entre vous qui n’ont pas lu ce livre à le faire ».


En 2006, en réponse à une question posée par un correspondant du New Statesman, Andrew Stephen, sur ce qu’il aurait fait s’il avait été président des Etats-Unis, Chomsky a proposé ceci : « Je mettrais sur pied un Tribunal contre les crimes de guerre à propos de mes propres crimes, parce que si je m’engage dans cette position [il me faudrait] m’occuper de la structure et de la culture institutionnelles, de la culture intellectuelle. La culture doit être guérie ».


Au cours de cet entretien avec le professeur Chomsky, nous avons parlé de l’Iran, de la question nucléaire, des relations entre Washington et Téhéran et de l’impact global des lobbys sionistes. Un extrait de cette conversation a d’abord été publiée dans le Tehran Times, le principal journal iranien en anglais.


Q: Professeur Chomsky, vous avez réitéré à plusieurs reprises que la majorité des pays dans le monde soutenaient le dossier nucléaire iranien, y compris des membres du Mouvement des Non Alignés. Pourtant, les néo-cons américains claironnent toujours leurs slogans bellicistes. Pourquoi ?


R: Il n’y a pas que le mouvement non aligné. La majorité des Américains croient aussi que l’Iran a le droit de développer l’énergie nucléaire. Mais presque personne n’en est conscient aux Etats-Unis, y compris ceux qui sont sondés, et qui pensent sans doute être les seuls à avoir cette opinion. On ne publie jamais rien là-dessus. Ce qui apparaît, constamment, dans les médias, c’est que « la communauté internationale » demande à l’Iran d’arrêter d’enrichir de l’uranium. On ne souligne quasiment jamais que l’expression « communauté internationale » est classiquement utilisée pour désigner Washington et tous ceux qui en viennent à s’aligner avec elle, pas seulement sur cette question, mais d’une manière assez générale.


Q: La plupart des analyses en affaires internationales ne parviennent toujours pas à digérer le deux poids deux mesures du gouvernement US sur le nucléaire. Tout en soutenant l’arsenal nucléaire d’Israël, les Etats-Unis font continuellement pression sur l’Iran pour mettre un terme à ses programmes nucléaires civils. Quelles en sont les raisons ? Est-ce que l’AIEA a autorité pour enquêter sur les cas d’armement atomique d’Israël ?

R: A la base, il y a ce point expliqué de manière candide par Henry Kissinger lorsque le Washington Post lui demanda pourquoi il prétendait désormais que l’Iran n’avait pas besoin d’énergie nucléaire et devait donc être en train d’élaborer une bombe, alors que dans les années soixante-dix il insistait vigoureusement pour dire que l’Iran avait besoin d’énergie nucléaire et que les Etats-Unis devaient donner au Shah les moyens de la développer. Sa réponse était du pur Kissinger : « C’était un pays allié » donc ils avaient besoin d’énergie nucléaire. Maintenant que ce n’est plus un allié, ils n’ont donc plus besoin d’énergie nucléaire. Quant à Israël, c’est un allié, et plus précisément un état client. Donc ils héritent du maître le droit de faire comme bon leur semble.


L’AIEA a l’autorité qu’il faut, mais les Etats-Unis ne permettraient jamais qu’elle l’exerce. La nouvelle administration US n’a pas montré de signes qu’il en serait en quoi que ce soit autrement.


Q: Il y a quatre Etats souverains qui n’ont pas encore ratifié le TNP [traité de non-prolifération nucléaire] et qui aspirent librement à détenir des armes nucléaires. Est-ce que l’Iran échapperait aux pressions fréquentes s’il revenait sur cette ratification et se retirait du traité ?


R : Non, cela ne ferait qu’accentuer les pressions. A part la Corée du Nord, tous ces pays ont droit à un soutien considérable de la part des Etats-Unis. L’administration Reagan faisait semblant de ne pas savoir que son allié, le Pakistan, développait des armes nucléaires, afin que la dictature puisse recevoir une aide massive de la part des Etats-Unis. Ceux-ci ont donné leur accord pour aider l’Inde à développer ses installations nucléaires, et Israël est un cas spécial.


Q: Quels sont les facteurs qui peuvent empêcher que se tiennent des discussions directes entre l’Iran et les Etats-Unis ? Est-ce que l’influence du lobby israélien sur le régime capitaliste des Etats-Unis est un facteur essentiel ?  


R : Le lobby israélien a une certaine influence, mais elle est limitée. Cela a été à nouveau démontré dans le cas de l’Iran l’été dernier, durant la campagne présidentielle, un moment où l’influence des lobbys en est à son paroxysme. Le Lobby israélien voulait que le Congrès vote une législation aboutissant pratiquement à un blocus de l’Iran, un acte de guerre. La mesure reçut énormément de soutiens avant de disparaître soudainement, probablement parce que la Maison Blanche avait clairement fait comprendre, simplement, qu’elle était contre.


Quant aux vrais facteurs, nous n’avons pas encore les archives internes qu’il faut, alors il nous faut spéculer. On sait bien qu’une proportion largement majoritaire d’Américains veut avoir des relations normales avec l’Iran, mais l’opinion publique influence rarement la politique. Les principales grandes compagnies US, dont les puissantes compagnies énergétiques, aimeraient être en mesure d’exploiter les ressources pétrolières de l’Iran. Mais l’Etat insiste pour qu’il en soit autrement. Je suppose que la principale raison en est que l’Iran est simplement trop indépendant et désobéissant. Les grandes puissances ne le tolèrent pas dans ce qu’elles jugent être leurs domaines [NdT : réservés], et les régions qui produisent beaucoup d’énergie pour le monde ont longtemps été considérées comme étant le domaine de l’alliance Anglo-américaine, avec une Grande Bretagne désormais réduite au niveau de partenaire subalterne.


Q : Est-ce qu’on verra, durant le mandat d’Obama, une transformation tactique ou systématique de l’approche des médias américains institués envers l’Iran ? Devra-t-on s’attendre à une interruption de l’immense propagande noire anti-iranienne ?  


R : En général, les médias adhèrent de près à la structure générale de la politique de l’Etat, bien que ces politiques soient parfois critiquées au niveau tactique. Par conséquent, cela dépend beaucoup de la position que l’administration Obama va prendre.


Q: Et enfin, pensez-vous que le président US devrait suivre la proposition iranienne et demander pardon pour ses crimes passés contre l’Iran ?


R: Je pense que les puissants devraient toujours avouer leurs crimes et demander pardon aux victimes, et en fait aller beaucoup plus loin en attribuant des réparations. Malheureusement, le monde est avant tout gouverné par la maxime de Thucydide : les forts font comme ils l’entendent, et les faibles souffrent comme il se doit. Lentement, au fil du temps, et d’un point de vue général, le monde devient plus civilisé. Mais il reste encore beaucoup de chemin à faire.




Par Sacha - Publié dans : Politique internationale
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 13:37



Oh non, je vois ça y est

Je suis emmêlé

Dans une toile d’araignée

Et j’ai perdu ma tête

A repenser à toutes les choses stupides que j’ai dites,


Oh non, qu’est-ce que c’est ?

Une toile d’araignée, et au milieu je suis piégé

Alors je me suis retourné pour me mettre en fuite

De ces pensées sur toutes les choses stupides que j’avais faites

 

Je n’avais jamais voulu te créer d'ennuis

Et jamais voulu te causer de souci

Et, et bien si un jour je t’ai créé des ennuis

Je n’ai jamais voulu te faire du mal

 

Oh non, je vois ça y est

C’est moi qui suis au milieu d’une toile d’araignée

Alors je me retourne et me tortille

Mais voilà que je suis dans ma petite bulle

 

Je le chante, je n’avais jamais voulu te créer d'ennuis

Et jamais voulu te causer de souci

Et, et bien si un jour je t’ai créé des ennuis

Je n’ai jamais voulu te faire du mal

 

Ils tissent une toile pour moi

Ils tissent une toile pour moi

Ils tissent une toile pour moi


Par Sacha - Publié dans : Poésie
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 13:06



Traduction de Timetile: The Bali bombing, a comprehensive overview.

Paru dans le Jakarta Post le même jour que le retentissant article de l’ancien chroniqueur Robert S. Finnegan intitulé « Bali bombing: An investigator's analysis ».

(Source : http://old.thejakartapost.com/yesterdaydetail.asp?fileid=20030103.D07)


Nouvelles Nationales - January 03, 2003

La chronologie qui suit est tirée des informations publiées dans The Jakarta Post, sauf mention contraire.


Mardi 15 octobre

La police dit que du C-4 était un matériau explosif utilisé pour faire la bombe

Les Etats-Unis disent qu’Al-Qaïda et Abu Bakar Ba’asyir (ou Bashir) sont responsables pour l’attentat.

Hamzah Haz dit que les musulmans ne sont pas responsables et que l’attentat a été « manigancé ». 


Mercredi 16 octobre

Hendropriyono dit que la technologie utilisée de même que l’expertise des terroristes indiquent qu’ils viennent de l’étranger et doivent avoir repéré les lieux avant l’attaque.

Le brigadier général en chef de la police de Bali, Budi Setyawan, a dit qu’il n’y a pas d’indication de l’implication d’Al-Qaïda pour le moment.

 Le Washington Post annonce que la police indonésienne arrête un ancien lieutenant colonel de l’armée de l’air qui aurait avoué avoir élaboré la bombe qui a tué plus de 180 personnes et qui aurait exprimé ses regrets pour les importantes pertes en vies humaines.

Le premier Maréchal de l’armée de l’air dit que le suspect a été relâché que cela prouve que les forces de l’armée de l’air ne sont pas impliquées.


Jeudi 17 octobre

Susilo Yudhoyono admet l’implication possible d’étrangers dans les attentats à la bombe.

Les autorités focalisent leur attention sur sept « étrangers » suspectés d’avoir conduit et exécuté les attentats, une cellule terroriste qui aurait été dirigée par un Yéménite, co-dirigée par un Malaisien, et comprenant un européen avec des liens vers les attentats aux Philippines.

Le brigadier général en chef de la police Budi confirme que la bombe était faite de RDX.

Le brigadier général de l’armée indonésienne Ratyono dément que l’armée ait fourni du C-4 aux terroristes. Il nie que l’armée possède des « bombes » au C-4.


Vendredi 18 octobre

Hendropriono dit que la technologie et l’expertise utilisées par les terroristes indique qu’ils viennent de l’étranger.


Dimanche 20 octobre

Pakista dit que l’équipe d’investigation porte son attention sur quatre personnes, dont un gardien de sécurité et un officier de l’armée de l’air à la retraite.


Lundi 21 octobre

La police reçoit l’ordre de libérer l’ancien officier de l’armée de l’air Dedi Masrukhin bien que les soupçons qui entourent sa relation avec les explosions de Bali restent forts.

Des experts légistes reconnaissent que certaines victimes ont pu être totalement consumées par l’explosion.


Mardi 22 octobre

Omar al-Faraq [NdT : ou Al-Farouq] raconte apparemment à la CIA que Ben Laden a transféré 133 440 $ US à la JI (Jemaah Islamiyah) pour acheter trois tonnes d’explosifs auprès de sources militaires indonésiennes.

L’agent de l’AFP (NdT : police fédérale australienne) dit qu’en raison de la taille de l’explosion, celle-ci a été effectuée par des « auteurs hautement organisés ».

Les Etats-Unis déclarent [NdT : la mise en place d’?] « une revue du transfert de technologie » entre les Etats-Unis et la République Indonésienne (RI) car des objets états-uniens pourraient être trouvés sur le lieu de l’attentat. 


Mercredi 23 octobre

Aritonang dit que les enquêteurs ont déterminé les détails des bombes, mais ne savent pas comment elles furent déployées. C’était une grosse bombe à base de RDX avec un « dérivé » de nitrate d’ammonium. 


Vendredi 25 octobre

Aritonang dit que la bombe était composée de RDX et de nitrate d’ammonium.


Samedi 26 octobre

Le major général Muhdi Purwopranjono (du Kopassus) dit avoir identifié les poseurs de bombes.

Une enquête conjointe dit qu’elle est toujours dans l’ignorance.

Aritonang dit que les attentats ont été planifiés et exécutés avec soin et professionnalisme.


Dimanche 27 octobre

Pastika dit que les bombes ont été faites par des Indonésiens qui « ne pouvaient pas les avoir faites sans l’aide d’experts en explosifs étrangers. Nous croyons que les explosifs ont été apportés de l’extérieur à Bali » et que « la technologie utilisant des téléphones portables comme dispositif de déclenchement à distance est nouvelle pour l’Indonésie et exige une direction de la part d’experts étrangers ». 


Lundi 28 octobre

Deux généraux, un membre de la police, et un de l’armée sont nommés que de possibles suspects dans les attentats, et suite à cela une plainte est déposée contre le Washington Post pour diffamation.


Mardi 29 octobre

Susilo Yudhoyono nie que des généraux de la police et de l’armée aient été impliqués dans les attentats.


Mercredi 30 octobre

Pastika dit que « le principal acteur » a identifié qui était aussi le fabricant de la bombe. 


Jeudi 31 octobre

La police divulgue trois portraits des terroristes suspectés. Muchyar Yara dit que ces trois personnes faisaient partie d’une liste de dix noms qui a été soumise à la police.


Vendredi 1er novembre

[NdT : Le chef de la police et général] Da'I Bachtiar dit qu’ils ont identifié un homme de l’Est de Java mais ne l’ont pas encore trouvé, de même que le conducteur de la camionnette. Bachtiar dit qu’ils ont utilisé du TNT, du RDX, du HDX, et du nitrate d’ammonium.

L’ambassadeur US Ralph Boyce dit que les accusations médiatiques d’implication des Etats-Unis dans les attentats à la bombe sont « inexactes et n’aident pas les choses ».

Le ministère de la Défense Matori Djalil associe les attentats à la JI et à Al-Qaïda.

Le directeur de l’ASIO [services de renseignements australiens] Dennis Richardson fait de même.


Samedi 2 novembre

L’équipe d’investigation internationale termine ses expertises après moins de trois semaines sur les lieux, et conclue que la bombe était faite de TNT, de RDX, et d’autres « matériaux » dont du chloride. Le membre de l’équipe d’expertise de l’AFP (police fédérale australienne) dit : « nous avons tout ce qu’il nous faut pour mettre la main sur ces sales types ». 

Le BIN dit que les attentats impliquaient des « experts étrangers qualifiés ».

Muchyar Yara dit : « Nous sommes sûrs que des experts étrangers en association avec des experts ou des auteurs indonésiens ont été impliqués ». 

La police nationale dit que les bombes étaient construites de TNT, de RDX, et de HMX.

L’officier de la police fédérale australienne (AFP) Graham Ashton dit que le degré de coordination et l’emplacement du véhicule reflétaient le haut degré de planification et d’expertise.

Le BIN publie un rapport disant que les bombes étaient faites en Semtex.


Dimanche 3 novembre

La police relâche le 2 novembre un homme arrêté dans la régence de Ngada. Le brigadier général Aritonang dit que ce n’est pas le bon individu.

La police prend d’assaut une maison à Java et trouve une photo correspondant au portrait robot diffusé plus tôt cette semaine.

120 officiers de police et du renseignement australiens travaillent à Bali en plus des enquêteurs internationaux

Le ministère de la Défense Matori Jalil accuse Al-Qaïda pour les attentats à la bombe.

L’Australie accuse la JI pour les attentats.


Lundi 4 novembre

Une équipe internationale dit que les poseurs de bombe sont des professionnels.

Des sources du renseignement disent que les exécutants des attentats se cacheraient pendant six mois avant d’essayer de sortir du pays.


Jeudi 7 novembre

Le propriétaire de la camionnette Mitsubishi est arrêté à l’Est de Java le 5 novembre.

Le général Heru Susanto identifie le propriétaire de la camionnette comme étant Amz, 30 ans, arrêté au village de Paciran à Lamongan. Amz dit qu’il a acheté la camionnette à un homme identifié comme Her de Tuban.

L’équipe d’enquête conjointe diffuse un communiqué selon lequel la camionnette Mitsubishi L300 chargée d’explosifs s’est arrêtée quelques minutes avant l’explosion devant le Sari Club dans un emplacement pour les retours [NdT : de véhicules en location ?, « drop off area » ] qui n’est normalement pas utilisé pour se garer.

Aritonang dit que la police n’a pas nommé un seul suspect en relation avec les attentats. L’attention de l’enquête se porte sur dix personnes.


Vendredi 8 novembre

[Le chef de la police, le général] Da'I Bachtiar dit qu’Amrozi reconnaît avoir utilisé une camionnette pour les attentats et avoir loué des motos et d’autres voitures après les attentats. Il admet qu’Amrozi ne correspond pas aux portraits robots.

En Italie, « Panorama » rapporte que le propriétaire de natioanlité italienne du « Sartoni » à Bali, a été arrêté en relation avec els attentats.

Le journal Asian Wall Street rapporte qu’Hambali a planifié les attentats durant des semaines au Sud de la Thaïlande.


Samedi 9 novembre

Pastika dit qu’Amrozi admet avoir aidé à construire la bombe, et admet avoir été le coordinateur sur le terrain pour les attentats.


Dimanche 10 novembre

La police avance qu’Amrozi a acheté du soufre, de l’ammonium, de la fluorine et du chlorate au magasin de produits chimiques Tidar Kimina, à Surabaya.


Lundi 11 novembre

La police avance avoir réalisé une première reconstruction de la planification et de l’exécution de l’attentat, et aussi qu’Amrozi a acheté plus d’une tonne de produits chimiques pour produire les bombes auprès de Silvester Tendean.

L’ancien responsable de la Bakin,  AC Manullang, exprime des doutes sur la part effectuée par Amrozi dans l’équipe pro responsable de l’attentat à la bombe.

Aritonang qu’Amrozi est le principal suspect dans l’attentat.


Mardi 12 novembre

Pastika dit que 10 Indonésiens sont suspectés dans l’attentat.

Amrozi affirme qu’il voulait tuer des Américains dans l’attentat. Bachtiar dit qu’Amrozi a fait quatre réunions à Surakarta pour planifier les attentats.

Un expert en anti-terrorisme et en chimie exprime des doutes quant aux déclarations de la police sur l’identification des poseurs de bombes. Un sous-officier (NCO) du Kopassus dit que pour exécuter les attentats, il aurait fallu un an de pratique. L’expert chimiste exclut les explosifs conventionnels, et dit qu’ils sont incapables de provoquer le niveau de destruction qu’il y a eu à Kuta.


Mercredi 13 novembre

Amrozi dit qu’il n’a pas assemblé la bombe. Pastika dit que la bombe consistait en 100 kilos de TNT, d’un détonateur de PETN, et d’un « accélérateur » au RDX.  


Jeudi 14 novembre

Amrozi désigne Samudra comme l’un des cerveaux de l’attentat. Il dit qu’il a conduit la camionnette à Bali mais nie avoir assemblé la bombe.


Samedi 16 novembre

La JI est nommée comme le principal suspect dans l’explosion.


Lundi 18 novembre

 L’équipe d’investigation conjointe identifie six suspects de plus : Patek, Samdura [sic], Imron, Wayan, Dulmatin, Idris avec Samdura, Dulmatin etIdris en tant qu’assembleurs des bombes. Samdura [sic] est le leader du groupe, Idris le second à commander, Dulmatin, qui a fait détoner la bombe avec son téléphone portable, est expert en électronique.

Amrozi refuse d’identifier le conducteur de la camionnette.


Mardi 19 novembre

Pastika dit que les enquêteurs ne se sont pas encore concentrés sur la source des explosifs, que c’est trop tôt pour aller sur ce terrain, et que seule l’arrestation des exécutants les mènerait vers le mécanisme.

La police dit avoir trouvé des traces de RDX et de TNT sur le site de l’explosion. La TNI nie avoir jamais stocké du RDX et du C-4. PT Dahana confirme avoir importé du RDX pour des groupes limités et pour les militaires.


Mercredi 20 novembre

Da'I Bachtiar dit qu’il y a d’autres « matières » qu’Amrozi ne s’est pas procuré à Surabaya, et qu’il « n’a pas la capacité de faire des bombes ».  

L’AFP (police australienne) dit qu’ils n’ont pas trouvé de résidus de RDX sur les lieux, seulement du chlorate et du TNT.

Pastika refuse de confirmer ou de nier une implication étrangère.


Jeudi 21 novembre

Hermawan Sulistyo dit que la quantité d’explosifs exigée ne colle pas avec l’histoire de la camionnette.

La police confirme que les produits chimiques acquis par Amrozi n’étaient pas les matières principales de la bombe.

Pastika dit que les principales matières de la bombe étaient du TNT et du RDX.


Vendredi 22 novembre

Trois hommes « mystères » apparaissent dans la transcription de l’interrogatoire d’Amrozi. Amrozi semble être dans l’ignorance des attentats à la bombe au Sari et au Paddy club jusqu’à ce qu’il les voit à la télévision.  

Pastika affirme qu’il n’a pas lu le rapport d’interrogatoire. Il affirme maintenant que seuls sept suspects ont été identifiés.


Samedi 23 novembre

Bachtiar dit qu’Amrozi a lui-même fourni le véhicule et les matériaux pour les bombes.


Dimanche 24 novembre

Bachtiar dit que les attentats à la bombes ont été exécutés par trois groupes sous la direction d’Hambali.


Lundi 25 novembre

La police affirme que le mécanisme qui a été utilisé au Paddy a été détoné à 118 centimètres au-dessus du sol.

Le magazine Time prétend que le cerveau de l’attentat de Bali est un yéménite.


Mardi 26 novembre

La police détient des « complices » des attentats.

La police révèle que Samudra était sur le point d’obtenir un faux passeport pour voyager en Malaisie.


Mercredi 27 novembre

Des experts légaux disent que les confessions d’Amrozi et de Samudra ne sont pas admissibles sous la KUHP.


Jeudi 28 novembre

Les [familles de] victimes des bombes en appellent à la mort des exécutants des attentats.


Vendredi 29 novembre

Aritonang dit que la transcription de l’interrogatoire de Samudra dans les attentats de Bali ne sont pas dans son dossier parce qu’un avocat n’accompagnait pas le suspect.


Samedi 30 novembre

La police dit maintenant que la JI « opère en Indonésie ».

Samudra avance qu’il a conçu les attentats de Batam.


Dimanche 1er décembre

Les avocats de Samudra disent qu’il n’est pas lié à Ba'asyir (Bashir) ou à Mukhlas.


Lundi 2 décembre

L’analyste politique Hermawan Sulistyo indique que des informations des médias, dont celles du Time, qui reposent sur des « sources du renseignement » pourraient être fausses.


Mardi 3 décembre

La police donne les noms de 163 victimes des attentats de Bali.


Mercredi 4 décembre

L’équipe d’investigation de Bali n’est « pas sûre » du moment où commencera l’enquête sur les quelques 200 personnes disparues dans les attentats.


Jeudi 5 décembre

La police dit avoir capturé le prétendu chef des opérations de la JI, Mukhlas.

Des explosions ébranlent un McDonald's et un magasin de vente de voiture au Sulawesi, faisant trois victimes.


Lundi 9 décembre

Pastika dit qu’au moins « 90% » du complot de l’attentat à Bali a été découvert.


Mardi 10 décembre

Pastika dit que les dossiers sur les suspects des attentats de Bali devaient être « parfaits », mais doit encore désigné les responsables des trois explosions parmi les suspects et déterminer les explosifs qui ont été utilisés. 

Le chef de la police du Sulawesi, le général Firman Gani dit qu’ils ont établi un lien entre les poseurs de bombe au Sulawesi et les attentats à la bombe de Bali.


Mercredi 11 décembre

L’avocat de Samudra exprime des doutes quant à la capacité de son client à assembler des explosifs. Il avance que Samudra et d’autres suspects ont été manipulés par une « tierce partie » afin de discréditer l’islam en Indonésie. Il laisse penser que deux mécanisme ont été employés au cours des attentats : l’un, conventionnel, et l’autre « de haute technologie à forte puissance ». L’avocat dit aussi qu’un témoin a vu quelque chose tomber du ciel avant l’explosion.    


Jeudi 12 décembre

L’équipe conjointe d’investigation dit que Makassar et les attentats de Bali sont étroitement associés.


Vendredi 13 décembre

Aritonang dit qu’il a un dossier solide sur les attentats de Bali. Il dit qu’il n’a pas de connaissances assez spécialisées pour discuter en détail des explosifs utilisés.


Samedi 14 décembre

Samudra nie connaître Mukhlas et Gufron. Il nie avoir reçu des fonds pour eux. Il voulait tuer des espions israéliens, des Américains. Il dit qu’il n’a pas assemblé les bombes et qu’il ne sait pas où elles ont été assemblées.

Bachtiar se demande si Amrozi et Samudra ont agi seuls dans tous les attentats.

Par Sacha - Publié dans : Sécurité, défense, armement, guerre
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 14:51

Source : http://www.bestlyric.com/lyrics/Jamiroquai/(Don't)%20Give%20Hate%20A%20Chance/4B141D57512677750C6C411A

 

(Don’t) Give Hate A Chance

(Ne pas) Donner une chance à la haine




http://fr.youtube.com/watch?v=KB4oNiaH0Tw

 

Pourquoi ne peut-on pas être ([autre voix] : ensemble) ?

Ne pourrais-tu pas m’aimer, ne pas me détester ?

Je ne vois pas (pourquoi on ne peut pas vivre ensemble)

Peut-être qu’on pourrait s’entendre

(Peut-être qu’on pourrait s’entendre)

Ça devrait être notre destinée

Il y a une froide lueur (à l’intérieur de nous)

Il n’y a pas d’arcs-en-ciel … que des balles et des bombes

Si tu veux te soulever

Cette haine, on peut l’arrêter

Alors, ne veux-tu pas te soulever ?

 

[Refrain]   

On a donné une chance à la haine

(Nous avons tout cet amour à donner, tu sais)

Et pour nous l’amour sera épuisé,

 

Est-ce que tu sens ces rêves de vie ?

On espère pouvoir quand même survivre

Pendant que le vent, emporte toutes les colombes avec lui 

 

Alors, pourquoi remarque-t-on (ces couleurs) ?

Elles ne sont fines que comme de la peau, et ne veulent rien dire

(C’est tellement clair, derrière ça on est tous frères)

Ne peux-tu voir que ça nous tue ?

(Ne peux-tu voir que ça nous tue ?)

Ne peux-tu voir que ça me tue ?

Provoquons une joyeuse fantaisie

Alors lève-toi et sois (si fort aujourd’hui)

La liberté n’est pas loin d’ici

Tu le sais, si tu veux te soulever

Cette haine, on peut l’arrêter

Alors ne veux-tu pas te soulever ?

 

[Refrain]   

 

Le vent emporte toutes les colombes avec lui

Le vent emporte toutes les colombes avec lui (toutes les colombes)

Colombes, colombes, colombes, colombes, colombes, colombes, colombes

 

Ça fait maintenant depuis trop longtemps que vous nous avez pris notre dignité

J’ai envie de préserver cette sainteté que nous avons en nous

Et qui a tort, et qui a raison ?

On n’est pas si différents de toute façon

Des mots se trouvent dans cette chanson

Ne peut-on pas arrêter la baston ?

 

[Refrain]   

 

Ne donne pas à cette haine de chance

Tu sais, on a tout cet amour à donner

Que ce rêve soit vivant et survive tout le temps

Jusqu’à ce que plus personne n’ait à pleurer

 

Ne donne pas à cette haine de chance

Tu sais, on a tout cet amour à donner

Que ce rêve soit vivant et survive tout le temps

Jusqu’à ce que plus personne n’ait à pleurer

 

Ne donne pas à cette haine de chance

Tu sais, on a tout cet amour à donner

Que ce rêve soit vivant et survive tout le temps

Jusqu’à ce que plus personne n’ait à pleurer

 

Par Sacha - Publié dans : Poésie
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